Bienvenue sur le site officiel de Cédrin Mounziégou
|
La psychanalyse est une discipline fondée par Sigmund Freud qui propose un modèle théorique du psychisme impliquant l'inconscient, ainsi qu'une méthode d'investigation de ce dernier. La psychanalyse est aussi considérée comme une pratique clinique spécifique. Trois œuvres majeures marquent cette invention de la psychanalyse par Freud,dans les années 1900, tout d'abord celle de L'interprétation des rêves, Psychopathologie de la vie quotidienne et enfin Le trait d'esprit dans ses rapports avec l'inconscient. Si ces trois œuvres sont majeures c'est parce qu'elles nous permettent de mesurer en quoi l'inconscient mais aussi les symptômes ont toujours une structure langagière. Ce qui explique en quoi c'est par la parole que la psychanalyse agit. C'est en parlant à un analyste que l'analysant, allongé sur un divan, se délivre de cette parole bâillonnée qu'est le symptôme. On peut découvrir cette progressive invention de la psychanalyse par Freud dans les lettres qu'il a écrites presque au jour le jour à son ami, Willem Fliess. Cet ouvrage a pour titre Naissance de la psychanalyse. La psychanalyse regroupe trois axes de réflexions et d'études : un corpus de théories issues de l'expérience analytique, participant à la conceptualisation de l'appareil psychique ; ensemble constituant la métapsychologie (dont les trois principes organisent le fonctionnement psychique : la perspective topique, dynamique, économique) ; une méthode d'investigation des processus psychiques dans leur ensemble et des significations inconscientes de la parole, du comportement ou des productions de l'imagination (voir plus bas) ; Lacan relisant Freud a isolé quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse qui sont respectivement l'inconscient, le transfert, la répétition et la pulsion. C'est sur ces quatre concepts qu'est fondé le travail de l'analysant, au cours de son analyse, et le rôle qu'y joue l'analyste par ses interprétations. la cure psychanalytique par la méthode de la libre association. Cette expérience, qui nait souvent d'une demande de guérison, s'éloigne au fur et à mesure de l'expérience de l'opposition malade/sain, pour interroger le désir inconscient à l'œuvre dans la condition humaine. C'est pourquoi Freud précise que si la psychanalyse est « une méthode de traitement des désordres névrotiques », son but ultime n'est pas de guérir en abrasant le symptôme, mais d'aboutir à «la récupération de ses facultés d'agir et de jouir de l'existence». Dès lors, la psychanalyse ne se réduit pas seulement à une psychothérapie et ce sujet fait l'objet de controverses entre différents courants, ni l'analysant à un malade. La psychothérapie psychanalytique existe bel et bien et se rapproche plus d'un traitement au sens habituel du terme. Il est cependant indéniable que la cure type produit des effets en profondeur et qu'elle peut-être une indication de premier choix pour des personnes souffrant de troubles psychiques qui entrainent une souffrance bien réelle et qui sont prêts à s'engager dans un telle aventure. Aujourd'hui les recherches en psychologie clinique utilisent pour une part les apports de la théorie et de l'expérience de la psychanalyse et beaucoup d'institutions d'hygiène mentale et de travail social s'y réfèrent dans leur projet. De manière plus générale, la psychanalyse s'inscrit dans l'ensemble des connaissances et des pratiques, dont l'approche théorico-clinique est d'orientation psychodynamique. Autrement dit, les théories psychanalytiques ont introduit une conception dynamique de la vie mentale puisqu'elles ont permis d'envisager le symptôme, non plus isolément, mais en fonction de l'histoire passée, des vicissitudes du développement psychologique et de leur ré actualisation possible. Cette perspective a permis d'envisager un contenu significatif pertinent aux symptômes considérés comme porteurs d'un désir refoulé, représentatifs d'un compromis, prenant alors place dans l'équilibre personnel et unique qu'est l'économie psychique globale du sujet. |


